Créer un jeu de société indépendant : ce qu’on ne vous dit pas !

Testing Alt

Les coulisses d’une aventure | Playtory Games

Quand on a décidé de lancer Playtory Games et de créer D-Block, on pensait qu’on allait cravacher dur. Normal. Ce qu’on avait sous-estimé ? C’est le nombre de casquettes qu’on allait devoir enfiler.

Game designer le matin, graphiste l’après-midi, commercial le soir, fiscaliste la nuit. Et entre deux, fabricant de cartes, stratège marketing, community manager et expert en cartons d’emballage. Créer un jeu, c’est une mini start-up dans une boîte de 12x12.

Le budget, ce boss de niveau 1

Un jeu, c’est d’abord une idée. Puis c’est 50 cartes quadri, une boîte finition mate, des fonds perdus de 5mm. Et chaque choix, même le grammage du papier, a des conséquences en cascade. Rien n’est neutre. Rien n’est gratuit.

Spoiler alert : faire un "petit jeu malin" est parfois plus complexe (et coûteux) qu’un gros jeu plein de figurines.

La prod : un monde à découvrir (et dompter)

Quand ton imprimeur te parle de vernis sélectif, de CMJN et de gabarits, tu te sens vite comme le fils adoptif de Gutenberg. Il faut être précis, rigoureux, anticiper tout ce qui pourrait foirer. Et rêver assez fort pour que ce que tu as dans la tête sorte un jour emballé dans un papier bulle (qu’on adore éclater après).

Le doute : colocataire de ton cerveau

Tu crois en ton jeu. Mais il y a toujours une nuit, ou dix, où tu doutes. Est-ce que les gens vont comprendre ? Aimer ? Jouer ? Est-ce que ça ne sent pas trop le déjà-vu ? Est-ce qu'on est légitimes ? (Spoiler : oui. Mais tu douteras quand même et c’est une bonne chose.)

La fierté : cette émotion pure

Et puis un jour, tu reçois la première boîte. Elle est réelle. Tu l’ouvres,(tu éclates le papier bulle) tu vois tes cartes, ton univers, ton jeu. Et même si ce n’est pas parfait, même s’il y aura toujours mieux à faire : tu sais que c’est fait. Que c’est à vous maintenant, les joueurs, d’y jouer, de l’aimer, de le plébisciter.

Bref, faire un jeu indépendant, c’est comme s’évader de prison avec une cuillère. Long, incertain, tu vas te casser un ou deux ongles. Mais une fois dehors… tu vois le jour en panoramique !

Retour au blog